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J’ai maintenant un domaine, mon cadeau de Noël de Chin Chank –> http://jelefaispourmoi.com !  Tous mes posts s’y retrouvent de même que les futurs !

JOYEUX NOËL 

SD.

À tout vouloir prévoir, on se retrouve nu devant l’imprévu !

Nouvellement chrétienne

Samedi, 12 décembre 2009, 15h03, 

Je me suis mise à croire en Dieu. 

Quoi faire d’autre lorsqu’on a un examen d’économie dans trois jours et que l’on a pas ouvert ses livres depuis la mi-session, que les acronymes CFV sonnent plus comme carence de foie de veau que coûts fixes variables, qu’on a aucune aptitude ni facilité en maths, qu’on a passé les heures de cours à faire (essayer) les mots croisés du Devoir, à écrire des textes débiles sur la couleur de la chemise du prof, à lire, à texter, qu’on est parti trop souvent à la pause pour aller suer sur un tapis… 

Alors voilà, je crois en Dieu.

Ça n’a pas été difficile, ni douloureux. Je croyais déjà en quelque chose sans trop savoir quoi.

Et puis, je n’avais pas à me casser la tête. J’avais tout ce qu’il fallait pour cette religion étant déjà baptisée, ”communiée”, confirmée.

Ne reste plus qu’à me béatifier ! 

Père, soyez indulgent ! Vous comprendrez que je n’ai pas le temps d’apprendre vos prières puisque je dois étudier pour mon examen d’économie.

Je ne laisse pas tout reposer entre vos mains… au moins…

Ma malédiction.

Ma divine malédiction… Elle doit être causée par mes phéromones, par ce que je dégage ou peut-être est-ce mon subconscient (?&?@*!!) …

C’est ce que je m’imagine, à défaut de savoir.

Je tombe en amour en moyenne deux fois par jour. Bien souvent, ce sentiment d’affection et d’attirance sexuelle ne perdure pas plus de 20 secondes. Un beau dos, dans la file d’attente, un avant-bras, bien défini, sur le volant du véhicule d’à côté, un regard, brun, toisé sur le trottoir, un sourire, blanc, au café, de belles espadrilles, dans le métro, une main, se grattant la nuque, en classe, un clin d’oeil, accoté, au bar, un discours, intelligent, dans une conversation, une belle diction, à la télévision, un rire, sincère, entre amis, une voix, grave, au deuxième étage, un parfum, sexy, dans le couloir, une barbe, de deux jours, le jour suivant………..

Je tombe en amour quotidiennement…

Mais de vraies histoires, je n’en ai eu que trois.

D’abord, il y a eu S. S est mon premier Amour. Celui qui m’a montré les vertus du baiser et aussi le premier garçon m’ayant dit qu’il me trouvait belle. J’ai aimé S. tout croche. Comme une débutante. Je faisais la rencontre d’émotions insoupçonnées et les sentiments naissants en moi me surpassaient.

Nous nous aimions comme deux enfants. C’est ce que nous étions après tout ! Et puis S est parti étudié à l’extérieur de la ville. Trop à l’extérieur…

Selon les règles de l’art, après quelques mois, la distance a bel et bien réussit son tour de force : elle nous a séparé.

Puberté terminée, j’ai rencontré M. M me hantait depuis le primaire. Je m’étais amourachée de lui en jouant à la cachette chez une amie. N’est-ce pas mignon ? M a été pour moi un modèle. Il a été le seul homme sensé que j’ai côtoyé et la seule relation saine que j’ai eue. J’ai aimé M en Carpe Diem, sachant que nos jours étaient comptés et que lui aussi partait pour l’étranger.

Jamais deux sans trois, je me suis éprise de O. O a fait naître en moi le désir et m’a fait découvrir de charnels plaisirs. Il m’a introduit à ma féminité. J’ai aimé O à en perdre la vue et, cette fois, c’est mon ennemie jurée, la distance, qui m’a sauvée.

Ci-haut, l’éventail de mes relations amoureuses infructueuses sert à élucider ma malédiction : j’ai une prédisposition naturelle à tomber amoureuse lorsque la distance s’impose et qu’il y a évidence d’une séparation imminente à l’horizon…

Preuve à l’appui :

Je suis célibataire depuis près de deux ans et, avant le mois passé, je n’avais aucun prospect. Depuis deux ans ma vie amoureuse est d’un ennui ! Et mes nuits aussi. Les hommes, s’ils sont beaux, ouvrent la bouche et ça se gâte.

Depuis un mois, je sais que je migre au pays de Calderón pour la saison hivernale et voilà que je m’ amourache de H, avec qui j’ai fait des marches main dans la main, des soupers yeux dans les yeux, des soirées bouche dans la bouche. Je me suis attendrie de L, qui m’a fait livrer des fleurs la semaine dernière et, aujourd’hui, le gars que je regardais timidement depuis près de trois mois m’a laissé son numéro de téléphone.

Ce doit être mon Karma… Si ce n’est pas une malédiction, voudriez-vous m’expliquer pourquoi au moment où je dois fermer valises, je laisse derrière moi de grandes portes ouvertes…

Une pause SVP

Beige… La couleur de sa chemise, froissée, toujours la même, s’agençant à merveille avec sa dentition en perdition.

Beige… Sa Mini-van, 1995, qu’il stationne fièrement devant le pavillon.

Beige… La couleur de sa classe, défraîchie. Elle était blanche, il y a fort longtemps.

Beige… Son teint blafard, contrastant avec ses cernes, noires.

Mon professeur parle. Personne ne l’écoute. Certains essaient forts. D’autres avaient de bonnes intentions. Décompte : 13 cafés, six boissons énergisantes. Pour 34 têtes, la moyenne est relativement élevée. 

Sa voix est monotone. Il ne nous apprend rien, donne trop d’exemples, tous tirés du livre, obligatoire, fait des blagues auxquelles j’ai renoncé. Rire de malaise ne détendait pas l’atmosphère.

Je ne mange pas beaucoup avant de venir à ce cours, sans quoi je m’endors à tout coup. Y-a-t-il quelque chose de plus impoli ? 

Les gens de derrière ne semblent pas s’en soucier, eux ! Ma voisine de gauche se fait une tresse qu’elle recommence pour la huitième fois, mon voisin de droite lit le Nightlife en surlignant pleins d’adresses auxquelles il se rendrait probablement s’il n’était pas étudiant et s’il n’avait pas ”loadé” sa Visa. 

Je suis en communications à l’UQAM. Pas de gars cutes à ”spotter”. Je n’ai pas mon portable. J’ai texté des conneries du genre « LOL Hells Angels ça veut dire Anges de l’enfer » « Je crois que je suis malade, je viens de m’acheter des Converse » « On se date ce soir ? » à tout le monde. Je viens de terminer Je ne suis plus une oie blanche … de  Josée Blanchette. J’ai raté mon mot croisé, il y a du liquidpaper partout. Bref, je n’ai plus rien pour me divertir…

Quelqu’un tombez de votre chaise, faites sonner vos cellulaires, une alerte à la bombe, un exercice de feu, achetez lui une chemise rouge, bleu, mauve à ce prof ou donnez-moi une pause… moi aussi je veux un café !

 

Morphée ne veut pas de moi dans ses bras…

Amitié avec un grand A.

Si vous êtes moindrement déductifs, vous remarquerez que les personnes âgées ont bien des choses que la jeunesse n’a pas. Certains diront que c’est l’expérience… reste néanmoins qu’ils ont eu davantage de temps pour accumuler le savoir, les années, les expériences, les richesses, les rencontres, les rides, les souvenirs, les histoires d’amour, les histoires tout court, les ruptures, la maturité (bien que pour quelques-uns d’entre nous, l’âge ne change pas grand chose chose), la cellulite, les échecs, les bons coups, la sagesse… Les femmes gagnent même des poignées d’amour et les hommes, bien souvent, se voient héritiers d’un ventre arrondi malgré eux. 

L’amitié, voilà une denrée se raréfiant avec les années… 

À la garderie, TOUS les enfants étaient mes amis. Leur camaraderie imaginaire l’était probablement aussi. On s’affectionne de tout  à cet âge-là… 

Au primaire, par contre, je me suis mise à apprécier que les filles ! Les garçons ? Bien trop intimidants ! Sauf peut-être le beau Alexandre, mon prince charmant du moment, à qui je volais la casquette. (On repassera pour les talents de séductrice. Déjà à cet âge, ça laissait à désirer mon affaire.)

Au secondaire, c’était l’autre sexe. Les hommes étaient beaucoup moins complexes, savaient rire d’eux, ne perdaient pas cinq heures à se préparer, PLUS, je pouvais les embrasser. 

Au collège, il y avait les bons vieux pots, ceux qui me suivaient depuis le high school, confortables comme de vielles pantoufles. Il y avait aussi les pouliches, celles avec qui je m’enivrais dans les boîtes de nuit et les copains d’école, ceux qui m’ennuyaient avec leurs réunions formelles, ces mille rencontres d’équipe qui se terminaient toujours en éclats de rire, en brainstorms incroyables, en une bière, ou deux, ou trois… 

À l’université, mes vieilles pantoufles sentaient mauvais. J’ai donc dû les jeter (ça n’a pas été facile, je vous assure). Je ne sais pas si c’est l’expérience qui rentre dans ce cas-ci, mais il me semble que ma définition de l’amitié soit beaucoup plus contraignante et restrictive qu’elle ne l’était autrefois.

Je compte désormais sur une main les « vrais » ; ceux qui ne jugent pas, ceux avec qui il n’y a aucune attirance sexuelle, ceux avec qui je peux avoir de pertinentes conversations, ceux qui m’aiment malgré mes défauts, mes impulsions et mes compulsions, ceux que j’irais chercher à l’autre bout du monde s’il le fallait, ceux que j’Aime avec un grand « A ». Je ne les nommerai pas, bien qu’ils le méritent. C’est toujours un peu délicat le favoritisme sélectif…

Merci à mes « vrais » ! Si vous saviez l’importance que vous prenez dans ma vie… Merci de me dire que je suis belle lorsque je suis en jogging et démaquillée. Merci de me dire que je suis laide quand j’ai le foie sur l’asphalte. Merci de me faire rire : mes « vrais » sont TOUS drôles, j’avais oublié de le mentionner. Merci de m’écouter vous lire tous ces foutus messages texte que je reçois et desquels je tire des interprétations débiles. Merci de m’écouter vous lire tous ces foutus messages texte que je rédige et desquels je n’assume pas la portée. Merci de m’écouter raconter mes histoires tordues. Merci de ne jamais me dire Tagueule.

Merci de savoir reconnaître quand c’est de moi que je parle dans mes textes ou lorsque j’invente (ou exagère). Alors là, ça ne ment pas… vous vous reconnaîtrez

Merci d’être qui vous êtes : beaux avec tous vos défauts. « Il y a tellement de trésors dans nos regards imparfaits ».

Je vous Aime.